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MessagePublié : ven. sept. 28, 2018 8:34 am 
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Messages : 228
Bonjour,
Je vous relaie un message d'une invitation très intéressante de Marie (Michaud), membre de notre RAAOQ. J'irai à ce lunch... c'est très prometteur!
Vous trouverez après le message de Marie un assez long texte qui vaut la peine d'être lu, que vous veniez ou non à la conférence.
Prière de noter que la conférence sera le dimanche 30 septembre 2018, à 11 h 30, au restaurant Al’ Steakhouse, 327, rue Elgin, à Ottawa. Le coût d'entrée est de 4$.
Alain
_______________
Bonjour mes vous autres,
je suis membre de la Société des Amis Canada-France,
et on a des conférenciers environ une fois par mois.

Le dimanche 30 septembre, le conférencier invité sera un astrophysicien.
J`ai demandé à notre présidente si je pouvais inviter quelques membres du Regroupement,
et elle vous souhaite la bienvenue.

Comme c`est pour dîner, il faudrait l`informer ou m`informer quelques jours à l`avance...
le coût n`est que celui du repas je crois.
On pourrait prendre une table ensemble... si ça vous intéresse.
Les conjoint(e)s sont aussi invités.

À bientôt peut-être,
Marie
______________________
VOTRE INVITATION
DÉJEUNER-CONFÉRENCE
LE DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2018, à 11 h 30
La Société des Amis Canada-France
a le grand plaisir de vous proposer une conférence qui vous mettra au
courant de récents résultats conduisant à une certaine révision de la la
théorie du Big Bang, à l’aide d’une présentation visuelle d’un
professeur sympathique de l’Université York :
LOUIS MARMET

Contexte historique

Nous savons qu’à travers le monde, un grand nombre de télescopes observent les galaxies lointaines en vue
de mieux comprendre notre Univers. Le télescope Canada-France-Hawaï est l’un de ces télescopes. Par la
photographie et l’analyse précise des couleurs, ce télescope produit de magnifiques photos, permettant de
mesurer la grosseur de l’univers.

Le chercheur scientifique en physique expérimentale, Louis Marmet, qui se voue à la mesure
spectroscopique, aux effets quantiques et à la physique fondamentale nous invitera à réviser la théorie du
Big Bang. Ses propres études et recherches l’avaient déjà conduit à se concentrer directement sur l’optique
non-linéaire et le refroidissement optique. En outre, il a travaillé dans le domaine des horloges atomiques
dans le but d’obtenir la mise au point de la SI, seconde internationale. Il a cherché aussi à cet effet de faire
progresser et améliorer la norme de la mesure du temps afin de parvenir à la seconde normalisée qui ne
perdrait ni ne gagnerait plus d’un million d’une seconde en 5 ans. Sa conférence fera certes appel à ses
intérêts de longue date dans la physique, l’astronomie et les mathématiques qui lui ont déjà été d’un apport
important tout au long de sa vocation de chercheur scientifique.

En préparation à sa conférence, les informations suivantes ont été colligées pour vous fournir un contexte
historique initial et général relativement à la théorie du Big Bang.

La théorie du Big Bang, a connu et continue de connaître un succès médiatique et est liée au prestige
scientifique d’astronomes, physiciens et astrophysiciens, Il s’agit d’un modèle cosmologique sur lequel les
scientifiques se sont fondés pour décrire l’origine et l’évolution de l’Univers. L’on dit que ce modèle de
genèse de l’Univers a d’abord été proposé en 1927 par le chanoine catholique belge, Georges Lemaître. Il
décrivait alors dans de grandes lignes l’expansion de l’Univers. De fait, on reconnaît aussi que le physicien
russe Alexander Friedmann avait auparavant contribué à la definition de ce modèle cosmologique en 1922
en proposant que l’Univers est en expansion et qu’il a été plus dense et plus chaud par le passé. Dans leur
modèle, l’Univers n’a pas éternellement existé par le passé. Pour eux, il y a un commencement décrit
comme une singularité initiale, constituée d’une sorte d’explosion.

L’existence d’une phase d’expansion de l’Univers a été la prédiction physique importante de ces premières
versions du modèle et que les observations de l’Américain Edwin Hubble ont soutenues en 1929. Hubble
avait découvert en observant certaines nébuleuses (que l’on nomme aujourd’hui galaxies) que l’Univers
n’est pas statique. Ayant découvert que les galaxies s’éloignaient toutes de la nôtre, une explication
s’impose de son avis : l’univers est en expansion, sa taille devenant de plus en plus grande avec le temps. Si
l’on croit longtemps que cette expansion finara par se ralentir, à partir de 1998, la conclusion est tirée que
l’univers de dilate de plus en plus rapidement.

Sous l’impulsion d’un autre Américain d’origine russe, George Gamow, la phase d’expansion, est
davantage décrite, pendant les années 1940, par la prédiction théorique de l’existence d’une phase
primordiale durant laquelle l’Univers était un objet extrêmement chaud, dense et opaque. En 1946, George
Gamow, qui travaillait sur la bombe atomique, avait déclaré qu’une explosion universelle, de quelques
secondes, aurait pu produire tous les éléments que nous voyons aujourd’hui..

Pour décrire de manière à la fois provocante et ironique ce modèle cosmoloqique, l’astrophysicien anglais,
Sir Fred Hoyle, invente le terme Big Bang pendant les années 1950 (“ Grand Boom ”), au cours d’une
émission de la BBC, soit pour décrire un concept opposé au sien qui contient plutôt un Univers stationnaire.

Il y aurait lieu de rappeler que c’est en 1915 qu’Albert Einstein découvre la relativité générale qui marque
le début de la cosmologie moderne. Partant de celle-là, il était alors possible de décrire l’Univers dans son
ensemble comme un système physique, son évolution à grande échelle étant donc décrite par la relativité
générale. Son concept est considéré audacieux à son époque. Il y ajoute le terme supplémentaire de
“constante cosmologique”. Le principe cosmologique veut que l’Homme n’occupe pas une place privilégiée
dans l’Univers. Pour lui l’Univers est homogène et isotrope (présentant les mêmes propriétés physiques
dans toutes les directions). Il est donc semblable à lui-même peu importe le lieu ou la direction dans
laquelle on regarde. Les deux grands architectes des théories de la gravitation, Isaac Newton et Albert
Einstein croyaient que la création de l’Univers était éternelle, selon leur préconçus philosophiques et peutêtre
aussi selon des motivations physiques. Einstein ajoute l’hypothèse que l’Univers est statique,
n’évoluant pas avec le temps. L’avenir lui a donné tort sur ce dernier point, a-t-on dit. À l’inverse de la
constante cosmologique d’Einstein qui était persuadé que l’Univers devait être statique, le modèle du Big
Bang, décrit l’Univers comme étant plus chaud au moment où il était plus dense par le passé et comme un
Univers en expansion.

Pour donner raison aux différents modèles du Big Bang, des preuves observationnelles ont été évoquées.
Par la détection d’un fond diffus cosmologique, soit un rayonnement de basse énergie (du type micro-onde),
considéré comme un vestige de l’époque chaude de l’histoire de l’Univers et de la mesure de l’abondance
de différents isotopes, de l’hydrogène, de l’hélium et du lithium se sont formés durant cette phase chaude
primordiale. L’Univers est considéré à l’heure actuelle extrêmement peu dense et froid et il baigne dans un
rayonnment très faible. La théorie présuppose que les structures astrophysiques (galaxies, amas de galaxies)
n’existaient pas à l’instant “0", mais ce sont formées quelques temps après le Big Bang lorsque sa
température descend et des combinaisons se forment en noyaux atomiques. Les noyaux légers d’hydrogène,
d’hélium et de lithium sont produits durant cette phase de refroidissement qui commence environ une
seconde après le Big Bang, ce dernier ayant une durée d’environ trois minutes (appelé la nucléosynthèse
primordiale).

Dans les trois quarts de l’Univers primordial (composé d’atomes d’hydrogène neutre), on ne trouvait
aucune étoile ou galaxie pour apporter de la lumière (appelée l’âge des ténèbres). Les premières étoiles se
sont formées sur une période d’un milliard d’années. Les premières étoiles sont énormes, peut-être
beaucoup plus massives que notre Soleil. Au coeur de ces étoiles de nouveaux éléments se créent, se
libèrent dans l’Univers en forme de nouvelles étoiles et finalement en planètes (supernovae). Lorsque les
premières étoiles explosent, elles laissent derrière elles des trous noirs qui grandissent en se fusionnant...
Soit, on présuppose, encore une fois, que les structures astrophysiques n’existaient pas à l’époque du Big
Bang et viennent peu à peu à se former. On suppose l’existence d’une matière et d’une énergie dites noires -
qui composent à elles seules 95 pour cent du contenu de l’Univers et dont la nature reste inconnue. La
matière ordinaire (étoiles, planètes et autres) représente selon le modèle seulement 5 pour cent du total.

Généralement, la théorie veut que les galaxies du passé ne ressemblaient pas exactement aux galaxies que
l’on observe aujourd’hui. Pour voir à quoi ressemblait l’Univers par le passé, il suffit de regarder des objets
lointains (vu que la lumière voyage à une vitesse finie, elle nous fait voir des objets lointains tels qu’ils
étaient à une époque reculée). Leur état actuel nous est inaccessible. Ce que l’on peut voir aujourd’hui c’est
le fond diffus cosmologique, sorte d’écho lumineux de la phase chaude de l’histoire de l’Univers. Ce
rayonnement étant essentiellement uniforme, cela indique, croit-on, que le Big Bang s’est produit de façon
homogène dans les régions qui nous sont observables.

Durant les années 1980, Alan Guth décrit un processus d’inflation provoquant l’homogénisation et
l’isotropisation de l’Univers, fournissant alors le scénario du mécanisme les provoquant pendant le Big
Bang. On envisage alors l’étape du gonflement, suivie d’une explosion incroyablement chaude qui est ellemême
suivie d’une expansion universelle, se refroidissant jusqu’à sa forme actuelle. L’expansion est ainsi
une interprétation du décalage vers le rouge de la lumière d’objets lointains et on tire la conclusion
hypothétique que l’Univers se dilate.

Toutefois, depuis une vingtaine d’années, l’astronome William G-Tifft, de l’Université de l’Arizona,
affirme que ses mesures exactes du décalage vers le rouge des galaxies, montrent que ces décalages tendent
à se faire par “espaces réguliers, comme les barreaux d’une échelle” et non pas d’une manière uniforme
comme cela serait le cas si l’univers était en expansion. Un certain nombre d’autres astronomes
commencent aussi à se demander ce qu’un décalage vers le rouge veut réellement dire. D’autres
scientifiques encore notent que le scénario du Big Bang devait requérir une énorme quantité ou une somme
infinie d’énergie au début, à l’instant “0 " mais le modèle du Big Bang n’explique pas d’où pouvait venir
cette énergie.

Le terme Big Bang est souvent utilisé pour décrire le modèle cosmologique standard actuel. Le terme
continue en effet de faire référence à un modèle cosmologique en perpétuelle évolution, mais reposant sur le
modèle de Friedmann, Lemaître et Gamow, etc., en incorporant, au fil des années, nombre de différents
autres éléments, y compris la phase d’inflation.

Certains diront que le Big Bang pourrait être considéré comme un concept posant autant de problèmes qu’il
n’en résout. Des astronomes, malgré les succès indéniables du Big Bang, expriment encore aujourd’hui de
l’opposition au modèle. D’autres, au contraire, diront qu’il n’existe aucun argument sérieux pour remettre
en cause le Big Bang. Chose certaine désormais, les modèles très spéculatifs du Big Bang sont en constante
évolution.

Nul étonnement alors de prendre note qu’une idée récente veut inciter les chercheurs à se pencher sur des
modèles cosmologiques alternatifs à celui du Big Bang. Par exemple, une telle idée a été mise de l’avant
dès 2012, par Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien au Commisariat à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives (CEA), spécialiste de l’astronomie des hautes énergies et des étoiles en fin de vie.

Où en sont donc les recherches à ce sujet en 2018 ?

Sources d’information : Extraits d’information Linkedin, Biographie du conférencier, Information en ligne : Big Bang,
Wikipedia ; Le modèle du Big Bang est fragile, par Pierre Barthélémy ; A propos du Big Bang, par Russel Grigg (traduction) ;
La théorie du Big Bang au placard ? Par Galaxien.
Conférencier
N Formé à l’Université Laval d’où il obtenu un baccalauréat en physique en 1984, puis à
l’Université de Toronto d’où il obtenu un doctorat en physique en 1991, Louis Marmet a
complété un stage post-doctoral à l’Université de Munich où il a étudié le mouvement chaotique
des électrons produits par un champ magnétique très élevé.


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